Le projet en détail

La résidence Maryse Bastié (74)

Résidence Maryse-Bastié à Meythet – Une solution logement pour les actifs en mobilité professionnelle

Armelle Berthomier Vejux, Directrice Territoriale, revient sur la genèse du projet, ses facteurs de réussite et les points d’attention dans le cadre de la future résidence mobilité dédiée aux actifs récemment embauchés sur le bassin annécien.

 

Résidence Maryse Bastié - Meythet

En bref

Face à la difficulté croissante pour les nouveaux salariés de se loger dans l’agglomération d’Annecy, 3F Résidences développe une résidence mobilité de 70 logements meublés à Meythet, spécifiquement destinée aux personnes en début de parcours professionnel. Portée en partenariat avec le Grand Annecy, l’État et les collectivités locales, cette opération vise à lever un frein majeur au recrutement en proposant une solution rapide, abordable et temporaire. 

Auvergne-Rhône-Alpes

En chiffres

  • Principaux partenaires du projet : 3F Résidences, AATES (gestionnaire), Grand Annecy, Département de la Haute-Savoie, Ville d’Annecy, État
  • Nombre de logements + Nombre de places : 70 logements meublés : 63 T1, 7 T1 bis
  • Typologie de logements : studios et petits appartements meublés avec services mutualisés – séjour limité à un an
  • Livraison : ouverture en juillet 2025 

Interview de Armelle Berthomier Vejux (Action Logement Services)

Armelle

L’objectif est clair : permettre une installation rapide et sécurisée dans un logement abordable, le temps pour les salariés de s’ancrer localement.

Comment est né le projet ?

Sur le territoire du Grand Annecy, le logement est devenu l’un des principaux freins au recrutement, en particulier pour les salariés nouvellement embauchés. En réponse, 3F Résidences a conçu, avec l’appui de la collectivité, une résidence spécifiquement pensée pour les actifs en mobilité : CDD, période d’essai, intérim, apprentissage, insertion… L’objectif est clair : permettre une installation rapide et sécurisée dans un logement abordable, le temps pour les salariés de s’ancrer localement.

Quelle est la réponse apportée ?

La résidence Maryse-Bastié propose 70 logements meublés, avec eau, électricité, chauffage et internet compris, pour un loyer forfaitaire autour de 544 €/mois. Le bâtiment intégrera une laverie, un local vélo, un accueil, des bureaux et des espaces communs. L’attribution des logements sera confiée à l’association AATES, qui accompagnera les locataires tout au long de leur séjour. Le contrat sera limité à une durée maximale d’un an, afin de favoriser le turn-over et encourager l’accès ultérieur au logement autonome.

Quels sont les axes de travail engagés ?

  • Une conception architecturale soignée, pensée pour l’intégration urbaine et le confort des occupants
  • Une gestion locative sociale assurée par AATES, avec accompagnement individuel des résidents
  • Une articulation forte avec les employeurs du territoire, en particulier dans l’industrie 
  • Un financement hybride : subventions publiques, prêt, mise à disposition gratuite du foncier par la Ville

Quels sont les facteurs de réussite du projet ?

Le projet répond à un besoin très précis : loger des salariés en transition professionnelle, souvent exclus des parcours résidentiels classiques. Il est soutenu par un large partenariat local, à la fois institutionnel et économique. L’opération repose sur un procédé de construction mixte bois-béton : les dalles et refends sont réalisés en béton, les façades en panneaux bois préfabriqués et la toiture en charpente bois. Conforme à la RE 2020 et à la certification NF Habitat HQE – E3C2, le projet est équipé d’une chaufferie collective à granulés de bois assurant le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, ce qui contribue à un impact environnemental limité.

Quels sont les points d’attention ?

Le modèle repose sur une occupation courte et tournante, qui demande une gestion fine, une bonne coordination avec les employeurs et un accompagnement adapté. Il faudra aussi veiller à maintenir l’équilibre économique, avec des charges maîtrisées malgré l’intensité de la gestion. L’enjeu à moyen terme sera de poursuivre l’essaimage du dispositif, dans un contexte où le foncier disponible reste rare.