Le projet en détail

L'intermédiation d'Albères-Côtes-Vermeille-Illibéris à Argelès-sur-Mer (66)

Albères-Côte Vermeille Illibéris – Un service dédié à la captation du parc privé pour loger les saisonniers

Pierre SOULOUMIAC, Directeur Régional Adjoint, revient sur la genèse du projet, ses leviers de mise en œuvre et les points d’attention liés au développement d’un dispositif innovant au service des employeurs locaux.

 

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En bref

Sur un territoire littoral très touristique, marqué par un parc locatif saturé et une prédominance des résidences secondaires, la Communauté de communes Albères-Côte Vermeille Illibéris développe un double service innovant : la mise en place d’un dispositif de gestion locative adaptée et la création d’une animation territoriale dédiée à la captation du parc privé. L’objectif est de structurer une offre de logements pour les saisonniers en réponse aux besoins des entreprises et des propriétaires.

 

Occitanie

En chiffres

  • Principaux partenaires du projet : CDC Albères-Côte Vermeille Illibéris, AIVS Habiter en Terre Catalane, employeurs, Action Logement, communes et Département des Pyrénées-Orientales, état
  • Nombre de logements + Nombre de places : objectif de 160 lits captés en 5 ans
  • Typologie de logements : meublés T1, T2 ou T3 issus du parc privé secondaire ou sous-occupé
  • Livraison prévisionnelle : lancement été 2025 – déploiement progressif sur 3 ans 

Interview de Pierre SOULOUMIAC (Action Logement Services)

Pierre SOULOUMIAC

Le projet repose sur une réponse simple et opérationnelle à un besoin identifié : loger les saisonniers dans des logements existants, vacants ou sous-occupés. 

Comment est né le projet ?

Le territoire d’Argelès-sur-Mer et des stations voisines concentre plus de 60 % de résidences secondaires, et près de 23 000 lits touristiques. Cette situation, couplée à la pression foncière, rend extrêmement difficile l’accès au logement pour les travailleurs saisonniers. Une enquête menée auprès de copropriétaires a révélé que près de 40 % seraient prêts à louer temporairement leur bien, à condition d’être accompagnés. Ce constat a motivé la mise en place d’un service structuré, à destination des employeurs et des propriétaires, avec l’appui d’une AIVS.

Quelle est la réponse apportée ?

Le projet associe deux volets complémentaires. D’une part, la création d’un service de gestion locative adaptée (GLA), confié à l’AIVS Habiter en Terre Catalane, permettant de sécuriser les propriétaires et de proposer des baux adaptés à la saisonnalité. D’autre part, le recrutement d’un agent chargé de la captation du parc, allant directement à la rencontre des propriétaires pour les informer, les convaincre et suivre les mises en location. Ce dispositif s’inspire du modèle de captation de parc privé, adapté aux spécificités du logement saisonnier, avec des durées de location plus courtes, une possible mixité d’usage et une gouvernance publique et privée progressive.

Quels sont les axes de travail engagés ?

  • Une gestion locative souple et sécurisée, avec une intermédiation par un professionnel agréé
  • Une animation de terrain ciblée, en lien direct avec les propriétaires et les communes
  • Une montée en puissance progressive du parc capté, avec des engagements sur trois ans
  • Une implication croissante des employeurs dans le financement du dispositif

Quels sont les facteurs de réussite du projet ?

Le projet repose sur une réponse simple et opérationnelle à un besoin identifié : loger les saisonniers dans des logements existants, vacants ou sous-occupés. L’adossement à une AIVS garantit la qualité et la sécurité des mises en location. L’engagement des collectivités, la participation progressive des employeurs, et l’approche partenariale en font un modèle duplicable à d’autres stations touristiques.

Quels sont les points d’attention ?

Le défi majeur reste la mobilisation effective des propriétaires, qui demande un travail de proximité et de conviction. Il faudra aussi veiller à éviter les circuits parallèles entre employeurs et propriétaires qui affaibliraient la gestion encadrée. Enfin, le financement à moyen terme du dispositif devra reposer sur une adhésion pleine des employeurs, condition de sa pérennité.